La prise en charge du syndrome douloureux régional complexe de la main (type 1) - M. Liautaud - Centre de la Main de Toulon

La prise en charge du syndrome douloureux régional complexe de la main (type 1) - M. Liautaud - Centre de la Main de Toulon


Résumé :

Le terme d’algodystrophie sympathique réflexe apparaît en1951 grâce à Seze et Ryckewaert, le nom de syndrome douloureux régional complexe date lui de 1993 (type 1et 2 - IASP-1993).

C’est celui du type 1 (anciennement algoneurodystrophie), avec absence de lésion d’un tronc nerveux important qui nous intéresse dans cette étude.


Aujourd’hui l’implication centrale dans ce syndrome ne fait plus de doute. Elle aboutit a une désorganisation de la commande du mouvement, une perturbation de la perception douloureuse et à un orage vasomoteur. Ces trois éléments donnent les trois signes majeurs du diagnostic qui doit être le plus précoce possible.


La rééducation longtemps avancée comme responsable de tous les mots est maintenant bien codifiée et l’intervalle libre qui précède l’apparition des premiers signes fait que nous sommes très souvent les premiers à la soupçonner.
Nous pouvons agir sur toutes les perturbations de manière efficace, la rééducation est actuellement le traitement le plus constant à chacune des trois phases du syndrome douloureux régional complexe. La prise en charge du malade par une équipe pluridisciplinaire spécialisée est un avantage incontestable pour le malade.
Dans les formes graves il s’agit d’un traitement long, fluctuant dans sa progression, parfois décourageant pour le malade et son thérapeute. Le patient souffre, il faut l’entendre.


Une meilleure connaissance des mécanismes de la douleur auto-entretenue, des phénomènes microcirculatoires locaux, du rôle de la sérotonine et des interactions entre tous ces éléments doit permettre d’améliorer la prise en charge de cette pathologie qui mal soignée laisse souvent des séquelles rendant la fonction
difficile. R. Vilain parlait de suicide fonctionnel...


La connaissance des enchainements musculaires lors des mouvements douloureux sera essentielle pour conserver, par le travail actif, les praxies des mouvements de la main. La rééducation sera auto-active en dehors des séances avec le rééducateur, l’importance du travail personnel est reconnue, le malade doit être un
acteur de sa rééducation.


Mots Clés : Algodystrophie, SDRC, PMI (programme d’imagerie motrice), Vasomotricité

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